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InvestShield

Comment vérifier si un courtier est autorisé,étape par étape.

Un opérateur ne peut offrir des services d'investissement au public que s'il est autorisé par l'autorité compétente, ou s'il est autorisé dans un autre État de l'UE et bénéficie du passeport européen. Vérifier cette exigence est l'étape la plus importante avant de confier de l'argent à un courtier ou à une plateforme en ligne.

§ 1 · Le principe

Ce que signifie « autorisé ».

Fournir des services d'investissement sans autorisation est une infraction au regard du Code monétaire et financier (France) et des cadres nationaux équivalents. L'autorisation ne dépend pas de la qualité du site, des avis ou de la notoriété de la marque : elle dépend uniquement de l'inscription dans les registres officiels des autorités.

Un courtier fiable est vérifiable à la source. Si vous ne parvenez pas à trouver la société dans un registre officiel · en utilisant la dénomination sociale exacte, et non la seule marque commerciale · considérez-la comme non autorisée jusqu'à preuve du contraire, quelle que soit son apparence professionnelle.

§ 2 · Où vérifier

Les registres officiels.

Ce sont des sources publiques, gratuites et consultables en ligne. La vérification doit toujours se faire sur les sites officiels des autorités · comme amf-france.org et ses listes noires · et jamais sur des liens fournis par l'opérateur lui-même.

Les registres de l'AMF (REGAFI / registre des entreprises d'investissement) en France, et les registres équivalents (CONSOB en Italie, registre ESMA). Le premier registre à consulter pour un courtier.
Banques, établissements de paiement et de monnaie électronique. Nécessaire si l'opérateur se présente comme une banque ou propose des comptes et des instruments de paiement.
Les registres publics des autorités européennes permettent de vérifier l'autorisation d'une entreprise dans son État d'origine et l'éventuel passeport européen vers la France.
Un portail qui agrège les avertissements publiés par les autorités du monde entier sur des entités non autorisées. Y figurer est un fort indicateur de risque.
Les autorités (l'AMF en France, la CONSOB en Italie) peuvent faire bloquer l'accès aux sites non autorisés. Un domaine présent sur les listes noires de l'AMF a déjà été qualifié de non autorisé par l'autorité.

§ 3 · Étapes pratiques

Comment effectuer la vérification.

  1. 1

    Relevez la dénomination sociale exacte de l'opérateur (et non la seule marque) ainsi que le domaine précis du site.

  2. 2

    Recherchez-la dans les registres de l'AMF (REGAFI) et dans la liste des entreprises de l'UE bénéficiant du passeport européen.

  3. 3

    Si elle se présente comme une banque, consultez les registres de l'ACPR / Banque de France ; vérifiez aussi l'autorité du pays d'origine.

  4. 4

    Consultez le portail des alertes aux investisseurs de l'OICV (IOSCO) et les listes noires : y figurer est un signal d'alerte décisif.

  5. 5

    Comparez les coordonnées et le siège social déclarés avec les registres. Les incohérences sont un signal d'alerte.

  6. 6

    Si quelque chose ne concorde pas, ne versez pas d'argent et contactez l'AMF avant de poursuivre.

§ 4 · Signaux d'alerte

Quand s'arrêter.

Aucun de ces éléments ne prouve à lui seul une infraction ; mais leur présence justifie la plus grande prudence et une vérification minutieuse auprès des sources officielles.

  • Rendements garantis ou « sans risque », souvent à des pourcentages fixes élevés.
  • Pression pour verser immédiatement, bonus au dépôt, fenêtres de temps artificielles.
  • Premier contact via les réseaux sociaux, la messagerie ou des appels non sollicités.
  • Siège social offshore ou totalement absent, dénomination sociale invérifiable.
  • Demande de versement sur des comptes personnels, des portefeuilles crypto ou des tiers.
  • Un domaine qui imite le nom, le logo ou le design d'une société enregistrée (clone ou typosquat).

§ 5 · En cas de doute

Que faire maintenant.

Si vous avez un doute avant d'investir, arrêtez-vous : ne versez pas d'argent tant que vous n'avez pas vérifié auprès des sources officielles. Si vous avez déjà versé des sommes sur un site que vous soupçonnez d'être non autorisé, interrompez tout nouveau paiement, conservez toutes les preuves (e-mails, captures d'écran, reçus de virement) et signalez la situation à l'AMF et aux forces de l'ordre.

Méfiez-vous des « arnaques à la récupération de fonds » : après une première fraude, il est fréquent d'être recontacté par quelqu'un qui promet de récupérer l'argent perdu en échange d'un versement supplémentaire. C'est une seconde fraude.

Pour reconnaître à l'avance comment opèrent ces stratagèmes et leurs signaux récurrents, consultez le guide Reconnaître une arnaque au trading en ligne.

§ 6 · FAQ

Questions fréquentes.

Quels registres consulter pour un courtier qui s'adresse au public en France ?
Pour les entreprises d'investissement, les registres de l'AMF (REGAFI / registre des entreprises d'investissement) et les registres UE / ESMA pour les sociétés disposant d'un passeport européen. Pour les banques, les registres de l'ACPR / Banque de France. Un courtier étranger doit être autorisé par l'autorité de son pays d'origine et notifié pour exercer en Europe au titre du passeport européen.
Un courtier disposant d'une licence étrangère peut-il exercer légalement en Europe ?
Oui, s'il est autorisé par l'autorité d'un État membre de l'UE et a activé le passeport européen pour fournir ses services. Il doit néanmoins figurer dans les registres officiels. Une licence hors UE, à elle seule, n'autorise pas à solliciter le public en France ou en Europe.
Que se passe-t-il lorsque les autorités font « bloquer » un site ?
Les autorités (l'AMF en France, la CONSOB en Italie) peuvent faire bloquer l'accès aux sites qui proposent des services financiers sans autorisation. La présence d'un domaine sur les listes noires de l'AMF indique que l'autorité l'a déjà qualifié de non autorisé.
J'ai déjà versé de l'argent · puis-je le récupérer ?
Il n'existe aucune garantie de récupération. Interrompez tout nouveau versement, conservez toutes les preuves et signalez la situation à l'AMF et aux forces de l'ordre. Méfiez-vous des arnaques à la récupération de fonds : des personnes qui, après la fraude initiale, demandent davantage d'argent en promettant de récupérer les fonds perdus.

Outil de vérification

Un site à contrôler ?

L'outil public d'InvestShield croise le site avec les alertes IOSCO et les registres des autorités de surveillance. Il reste un support informatif : la vérification auprès des sources officielles et la qualification juridique relèvent de l'autorité compétente.